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Publié : 9 février 2013
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Les secrets du jeu masqué.

Jeudi 7 février, les lycéens des classes de 1ère ont vécu de bien joyeux moments grâce à Aurélie et Gérard Audax, deux des comédiens du Tartuffe masqué, mis en scène par Mario Gonzalez qu’ils devaient voir le lendemain, sur la scène du Théâtre Maurice Sand. C’est, en effet, sous l’angle du théâtre masqué que la Compagnie Clin d’œil (dirigée par Gérard Audax) et le Collectif Masque proposent la pièce de Molière.

Avant la représentation, Aurélie et Gérard ont dévoilé aux élèves les codes du jeu masqué pour qu’ils puissent mieux comprendre et davantage apprécier le travail des comédiens.

Deux sortes de masques : masques de caractère et masques de la Commedia dell’arte.

 

 

 

 

 

 

 

Les masques de caractère présentés par Gérard Audax sont des masques "de joue", en bois. Ils sont sculptés à partir d’un bloc de chêne.

Aussitôt que le comédien met le masque sur son visage, son jeu se transforme ; les expressions sont accentuées extraordinairement.

 

Le masque permet toutes les libertés, y compris celle de changer de sexe...
Et voilà comment un comédien peut jouer un rôle féminin.

Les masques de la Commedia dell’arte en cuir, moulés sur le visage des comédiens, sont inspirés d’animaux ; tel personnage aura le groin d’un ours, tel autre le bec d’un rapace... le physique suggère le caractère : Pantalon, le vieillard, au nez en forme de bec, est cupide et avare.

Ce qui est fascinant, c’est que le corps même du comédien masqué se métamorphose, ainsi que sa démarche et ses gestes, en fonction de son masque : celui-ci se creuse, celui-là est tout en ventre. 

Les personnages masqués sont des types humains universels : Pantalon est l’avare, grippe-sous aux mains crochues ; Matamore, le fanfaron, fait le bravache, mais a peur de son ombre.

Un jeu codé : "passer le masque"

Le comédien masqué qui a la parole fait toujours face au public même dans un dialogue, quand il s’adresse à un autre personnage ; c’est une convention que le spectateur accepte tacitement. Autre convention : "passer le masque", c’est regarder brièvement dans la direction du comédien qui va prendre la parole avant que celui-ci se tourne à son tour vers le public. 

Des impros talentueuses

Le moment inoubliable de cet après-midi reste celui où les comédiens ont sollicité les élèves (qui ne se sont pas fait prier !) pour, à leur tour, revêtir les masques et devenir des personnages de la Commedia dell’arte.

Nous ne soupçonnions pas les talents d’improvisation de nombre de nos lycéens.