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Publié : 25 septembre 2015
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Rencontrez nos luthiers, promo 2015-2016.

2ème semaine en Formation Complémentaire Lutherie : Bertrand Bonnefoy, luthier guitare à Roanne, leur apprend à fabriquer un ukulélé. 

Pourquoi un ukulélé ? parce que c’est réalisable en 15 jours et que c’est un condensé de tout ce qu’il y a à savoir de la fabrication d’un instrument à cordes. M. Bonnefoy, en effet, ne reste que deux semaines avec le groupe ; ensuite, ce sera un autre professionnel qui viendra les initier à d’autres techniques sur d’autres instruments. Je lui ai demandé pourquoi il donnait ainsi de son temps à l’enseignement. "J’ai tellement galéré à apprendre avec des pros !" me répond-il. Bertrand Bonnefoy ne veut pas faire comme ces "pros" qui ne veulent pas partager leurs secrets avec des jeunes. Lui, c’est la quatrième année qu’il vient au Lycée pour communiquer ses savoirs. "C’est super enrichissant."

Mais laissez-moi vous présenter les recrues de cette nouvelle année en FCIL Lutherie.

De 50+ à 17, ils ont tous les âges ; de Lyon, Versailles, Limoges, Carcassonne, d’Alsace, de Loire-Atlantique, ils viennent de partout ; en poursuite d’études ou en reconversion, bacheliers littéraire ou scientifique, bacheliers pro menuiserie ou ébénisterie, avec ou sans CAP, avec ou sans expérience du travail du bois, ils ont eu tous les parcours. J’ai cherché un dénominateur commun à cette réunion étonnante de personnalités si différentes ; j’en ai trouvé deux ! Ils sont tous musiciens, amoureux des instruments et tous, aiment travailler avec leurs mains.

Devinette : qui vient d’Alsace ?
un indice est dans la photo !

Honneur aux dames : commençons par les filles.

Amandine, Angèle, Léna, Pauline sont quatre bachelières littéraires. Comment leur est venue l’envie de devenir luthières ? Amandine joue du violoncelle et voudrait savoir fabriquer un instrument. Depuis qu’elle a commencé la formation, "je ne vois pas le temps passer" dit-elle. Angèle hésitait entre mode et lutherie ; maintenant, elle hésite entre lutherie musique ancienne et lutherie musique du quatuor, mais est sûre de vouloir entrer à Mirecourt ; Léna aussi, qui, elle, sait depuis longtemps qu’elle veut être luthière, depuis que Rue de Rome, à Paris, [1] elle a rencontré un luthier qui lui a raconté son métier "des étoiles dans les yeux" ! Elle a d’abord fait plusieurs stages ; elle a passé un CAP ébénisterie en un an, et la voilà à La Châtre. Pourquoi ? grâce à Clémentine... eh, oui, nos "anciens" qui ont été acceptés à Mirecourt [2] font de la pub pour la formation du Lycée ! Pauline, la locale du groupe, est elle aussi, une passionnée entêtée ; elle a enchaîné un CAP ébénisterie au Lycée de La Châtre, un BMA en alternance ; elle a travaillé cinq ans dans une menuiserie dont elle était l’unique employée, et puis parce que son accordéon marchait mal, parce qu’elle l’a ouvert et aimé le réparer, elle a fait un stage à l’ITEMM au Mans et après une "parenthèse" (et un bébé !), elle est de retour à La Châtre bien décidée à devenir luthière. 

"C’est intéressant de travailler avec des gens passionnés, ça nous conforte dans l’idée qu’il faut mêler passion et travail."

Cet article s’allongeant à l’infini, je vais vous faire attendre pour vous présenter les messieurs... à un prochain article, donc.

Notes

[1c’est LA rue des magasins d’instruments de musique.

[2prestigieuse école de lutherie